Ils ont fait l’histoire du Burkina : Portrait de Jean-Baptiste Ouédraogo (1942 – à nos jours)

Introduction

Le Médecin-commandant Jean-Baptiste Ouédraogo est né le 30 juin 1942 à Kaya dans la
région du Centre -Nord au Burkina Faso. Il poursuivit après l’école primaire ses études
supérieures à la faculté de médecine d’Abidjan, puis à l’École de santé navale de Bordeaux,
avant de se spécialiser en pédiatrie à Strasbourg en France.
Lors du renversement du régime du Comité militaire de Redressement pour le Progrès
national (CMPRN) du colonel Saye Zerbo le 7 novembre 1982, il est désigné par les militaires
pour être à la tête du Comité provisoire de Salut du Peuple (CPSP) qui se mue le 13 novembre
1982 en Comité de Salut du Peuple (CSP) l’organe dirigeant du nouveau pouvoir. Le 11
janvier 1983, il nomme au poste de Premier ministre, le capitaine Thomas Sankara.
Cependant, les clivages entre l’aile conservatrice de l’armée conduit par le colonel Yorian
Gabriel Somé, chef d’État-major des armées et l’aile progressiste incarnée par le capitaine
Sankara mettent à mal sa gouvernance. Le point d’orgue de cette guéguerre sera atteint avec
l’arrestation des capitaines Sankara et Henri Zongo, et du commandant Boukary Lingani le 17
mai 1983. La résistance populaire s’organise tandis que le capitaine Blaise Compaoré replié à
la ville garnison de Pô au sud du pays inquiète à Ouagadougou.
Le président Jean-Baptiste Ouédraogo prend des mesures d’apaisement et essaye tant bien que
mal de reprendre la main en vain mais le constat est là, implacable ; il est prisonnier d’un
conflit entre deux clans et ne peut que constater son impuissance à gérer la situation. Ainsi, le

4 août 1983 les troupes venues de Pô avec l’appui de la population le renverse et proclame la
Révolution. Il est mis aux arrêts et sera envoyé en résidence surveillée à Pô.
Actuellement, il est une personne ressource très consultée sur des questions touchant à
l’intérêt national, ce qui ne l’empêche pas d’exercer sa passion, la médecine, dans sa clinique
située à Ouagadougou. Il fit partie du collège des sages institué à la suite de l’affaire Norbert
Zongo en 1999. Lors des manifestations contre le projet de modification de l’article 37 de la
Constitution en vue de réviser la clause limitative du nombre de mandats présidentiels, il prit
l’initiative d’une médiation en vue d’éviter que le pays ne sombre dans le chao. Très
accessible, il jouit d’un capital sympathie très élevé.

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