Le bouillonnement culturel d’une nation multiethnique

Assurément pays de culture, le Burkina Faso tire plusieurs dividendes
de son immense potentiel. Ce riche patrimoine puise sa source dans la
diversité ethnique du pays, forte d’une soixantaine d’ethnies. La
Semaine nationale de la culture (SNC), organisée chaque deux ans à
Bobo Dioulasso, la capitale économique, depuis 1983 est la traduction
de la volonté des autorités politiques de placer la culture au centre du
développement. La première édition de la SNC a eu lieu à
Ouagadougou du 20 au 30 décembre 1983 ; en 1984 ce fut au tour de
la ville de Gaoua d’accueillir l’évènement avant que Bobo Dioulasso
ne prenne le relai en 1986, date à laquelle la manifestation est devenue
biennale. La 4e édition s’est tenue simultanément à Koudougou et à
Réo en 1988. Depuis 1990 c’est Bobo Dioulasso qui l’accueille
chaque année paire. Elle permet aux artistes de rivaliser d’ardeur et
d’user de leur ingéniosité en art du spectacle, arts plastique, art
culinaire, en sport en littérature.
Les Nuits atypiques de Koudougou (NAK) organisées depuis 1996 par
l’Association Benebnooma de Koudougou est un véritable cadre de
brassage artistique et culturel qui va au-delà du Burkina Faso. Elle
réunit à chaque édition des milliers de festivaliers et d’artistes du
Burkina Faso, d’Afrique et du monde entier.
Créé en 1988, le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou
(SIAO) se déroule tous les deux ans. Cette biennale est la plus grande
manifestation artisanale du continent africain et accueille des

exposants, des acheteurs professionnels et des visiteurs venus
d’Afrique et des quatre coins du globe.
Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou
(FESPACO) qui a fêté ses 50 ans en 2019 a été porté sur les fonts
baptismaux en 1969. Incontestablement le plus grand festival de
cinéma du continent, le FESPACO est un porte-voix sur la scène
mondiale d’une Afrique qui se raconte elle-même en sons et en
images.
Que dire des Récréâtrales ! Espace regroupant autour de résidences
d’artistes, comédiens, metteurs en scène, dramaturges et scénographes
venus d’Afrique et d’ailleurs qui permet pendant une semaine de voir
plusieurs créations théâtrales, une rue entièrement scénographiée par
une équipe de professionnels ! La population fait fusion avec les
différents acteurs et cela permet de démystifier même les personnalités
de renom qui n’hésitent pas à y participer. Gounghin, un quartier
populaire de Ouagadougou sert d’immense décor à ce rendez-vous
annuel.
Ces manifestations ne sont qu’une représentation de la richesse
culturelle burkinabè car sa culture vit et vibre à chaque coin et recoin
du pays, à chaque instant du quotidien.

Sommaire

Retour haut de page