Le Burkina Faso institutionnel

Le Burkina Faso est un État démocratique, unitaire et laïc, aux termes de la Constitution de

  1. Le régime présidentiel en vigueur s’articule autour du Président du Faso qui est le Chef
    de l’État et président du Conseil des ministres. Il est élu au suffrage universel direct, égal et
    secret pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois. Le Premier ministre qui est nommé
    par lui est le chef du gouvernement, et à ce titre, il dirige et coordonne l’action
    gouvernementale. Celui-ci peut se voir déléguer la présidence du Conseil des ministres. Les
    membres du gouvernement dont il détermine les attributions sont nommés par le Président du
    Faso sur sa proposition.
    L’Assemblée nationale constitue la seule Chambre du Parlement depuis la disparition de la
    Chambre des représentants en 2002. Ses membres appelés députés sont élus au suffrage
    universel direct, égal et secret pour un mandat de cinq ans. Comme dans la plupart des
    démocraties, ces députés sont élus sur des listes provinciales ou nationales. Ils ont pour
    mission de voter la loi, consentir l’impôt et de contrôler l’action gouvernementale.
    Le pouvoir judiciaire veille sur la protection des libertés individuelles et collectives échoit aux
    juges et s’exerce sur toute l’étendue du territoire national par les tribunaux de l’ordre
    judiciaire et de l’ordre administratif. Les juridictions supérieures des différents ordres sont
    respectivement la Cour de cassation pour l’ordre judiciaire et le Conseil d’État pour l’ordre
    administratif. La Cour des comptes est la juridiction supérieure en matière de contrôle des
    finances publiques. Les juges bénéficient d’une grande indépendance qui a été récemment
    renforcée par le départ du Président du Faso comme président du Conseil supérieur de la
    magistrature.
    L’existence d’un Conseil économique et social répond à la volonté des politiques de ratisser
    large dans l’adoption des différentes politiques en matières économique et social pour qu’elles
    soient plus en phase avec les besoins de la société.
    Gardienne de la Constitution, le Conseil constitutionnel est l’interprète des dispositions
    constitutionnelles. A cet effet, il s’assure de la conformité à la constitution des lois, des
    ordonnances et des traités et accords internationaux. La régularité, la transparence et la
    sincérité des élections référendaire, présidentielle et législative sont sous son contrôle de
    même qu’il est le juge du contentieux électoral (pour ce qui est des élections locales, le
    contrôle de régularité et de transparence revient aux tribunaux administratifs).

Le Médiateur du Faso a été constitutionnalisé en 2012 en même temps que le Conseil
supérieur de la communication. Il est un intercesseur gracieux entre l’administration publique
et les citoyens.
Le Conseil supérieur de la communication (CSC) est chargé de réguler de manière
indépendante la communication. Il faut signaler que le Burkina Faso est l’un des pays où la
liberté d’expression est le plus en vue au monde devançant certaines grandes démocraties au
monde comme les États-Unis d’Amérique. En plus, la qualité de la presse nationale est telle
qu’elle est fréquemment citée dans les revues de presse à l’international. Cette qualité
concerne aussi bien les médias audiovisuels, numérique que la presse écrite.
L’Autorité supérieure de contrôle d’État et de lutte contre la corruption est l’organe suprême
de contrôle administratif et de lutte contre la corruption. Elle fait le pont entre les différents
acteurs engagés dans la lutte contre la corruption et les autorités étatiques.

L’organisation administrative
Le territoire national est subdivisé en 13 régions, 45 provinces, 350 départements, 352
communes et 8902 villages. On y distingue les entités administratives des entités territoriales
et il arrive que les territoires des deux coïncident.
Les entités administratives sont :
 La région dirigée par le gouverneur
 La province conduit par le haut-commissaire
 Le département dirigé par le préfet
Les entités territoriales sont :
 La région dirigée par le président du conseil régional
 La commune dirigée par le maire.

Les symboles de la Nation sont constitués d’un emblème, d’armoiries, d’un hymne et d’une
devise.
L’emblème est le drapeau tricolore de forme rectangulaire et horizontale, rouge et vert avec
en son centre une étoile jaune-or à cinq branches.

La couleur rouge symbolise le sang versé hier, aujourd’hui et demain par les martyrs de la
Révolution pour en assurer la victoire. A travers ces martyrs, c’est tous les sacrifices du
Peuple Burkinabè qu’il symbolise.
La couleur verte symbolise les diverses richesses agricoles de la Nation. Elle est également
signe de l’abondance.
L’étoile jaune est le guide idéologique de la Révolution Démocratique et Populaire dans sa
marche radieuse.
Les armoiries (tel que décrit par le site de la PF)
Les armoiries du Burkina Faso sont constituées ainsi qu’il suit selon la loi N°20/97/11/AN du
1er Août 1997
 un (1) écu portant au chef, sur une banderole d’argent le nom du Pays: “BURKINA
FASO ” ;
 au cœur un écusson à deux (2) bandes en fasce frappé de l’emblème national et
brochant sur deux (2) lances croisées ;
 deux (2) étalons d’argent redressés supportant de part et d’autre l’écusson ;
 en pointe, un livre ouvert ;
 en-dessous, deux (2) tiges de mil à trois paires de feuilles vertes en demi-lune à partir
du bas et à équidistance de la verticale passant par les pointes de l’écusson et de la
branche supérieure de l’étoile de l’emblème croisées et reliées à leur base par une
flamme portant la devise du pays “Unité – Progrès – Justice”.
La flamme supporte l’ensemble “tiges de mil – lances – écusson”
Les deux étalons symbolisent la noblesse du peuple burkinabé ;
Leur position indique l’action et leur disposition, la nécessité et l’importance de l’union qui
fait la force du peuple.
L’écusson symbolise la protection de la nation et l’amour de la patrie ; bouclier contre les
aléas, rempart contre toutes les agressions, il assure la sécurité de l’Etat.
Les lances symbolisent la détermination des fils du Burkina Faso à défendre leur patrie ; leur
position croisée traduit la vigilance et la bravoure de ce peuple.

Le livre ouvert symbolise la quête du savoir et de l’instruction, facteurs de progrès et de
développement.
Les épis de mil symbolisent l’aspiration à l’autosuffisance alimentaire et à l’abondance.

L’hymne
L’hymne national et le Ditanyè ou hymne de la victoire.
L’HYMNE NATIONAL : LE DITANYE
I. Contre la férule humiliante il y a déjà mille ans
La rapacité venue de loin les asservir il y a cent ans
Contre la cynique malice métamorphosée
En néocolonialisme et ses petits servants locaux
Beaucoup flanchèrent et certains résistèrent
Mais les échecs, les succès, la sueur, le sang
Ont fortifié notre peuple courageux
Et fertilisé sa lutte héroïque.

REFRAIN
Et une seule nuit a rassemblé en elle l’histoire de tout un peuple
Et une seule nuit a déclenché sa marche triomphale
Vers l’horizon du bonheur

Une seule nuit a réconcilié
Notre peuple, avec tous les peuples du monde
A la conquête de la liberté et du progrès.
La Patrie ou la mort nous vaincrons.

II. Nourris à la source vive de la révolution,
Les engagés volontaires de la liberté et de la paix
Dans l’énergie nocturne et salutaire du 4 août
N’avaient pas que les armes à la main mais aussi et surtout
La flamme au cœur pour légitimement libérer
Le Faso à jamais des fers de tous ceux qui,
Çà et là en polluaient l’âme sucrée
De l’indépendance de la souveraineté

III. Et séant désormais en sa dignité recouvrée
L’amour et l’honneur en partage avec l’humanité
Le peuple de Burkina chante un hymne à la victoire
A la gloire du travail libérateur, émancipateur
A bas l’exploitation de l’homme par l’homme,
Hé ! en avant pour le bonheur de tout homme
Par tous les hommes aujourd’hui et demain
Par tous les hommes ici et pour toujours.

IV. Révolution populaire nôtre, sève nourricière
Maternité immortelle de progrès à visage d’homme
Foyer éternel de démocratie consensuelle
Où enfin l’identité nationale a droit de cité
Où pour toujours l’injustice perd ses quartiers

Et où des mains des bâtisseurs d’un monde radieux
Mûrissent partout les moissons des vœux patriotiques
Brillent les soleils infinis de joie.

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